Quelles sont les voitures qui ne pourront plus circuler en 2025 ?

Dès le 1ᵉʳ janvier 2025, les véhicules particuliers classés Crit’Air 3 ou plus ne pourront plus circuler dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants.

panneau sens interdit devant un vieil immeuble vert

À partir du 1ᵉʳ janvier 2025, une nouvelle étape décisive dans la lutte contre la pollution atmosphérique entrera en vigueur. Les véhicules classés Crit’Air 3 seront interdits de circulation dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Cette mesure, inscrite dans le cadre des Zones à Faibles Émissions (ZFE), vise à améliorer la qualité de l’air, un enjeu crucial pour la santé publique et la protection de l’environnement.

Pour les propriétaires de véhicules concernés, cette échéance impose une prise de décision rapide : continuer à rouler dans ces zones nécessitera un changement de véhicule ou le recours à des solutions alternatives. En parallèle, des dispositifs d’aides financières pour l’achat d’un véhicule d’occasion, tels que la prime à la conversion, sont encore disponibles pour accompagner cette transition.

En savoir plus sur cette nouvelle législation

Cette réglementation répond à une double ambition : préserver la santé publique et accélérer la transition écologique dans les zones urbaines les plus polluées.

Pourquoi cette interdiction ?

La pollution de l’air est un enjeu majeur en France, responsable de 40 000 décès prématurés par an selon des études récentes. Les véhicules anciens, notamment ceux classés Crit’Air 3, sont identifiés comme des contributeurs significatifs aux émissions de particules fines et de dioxyde d’azote, particulièrement nuisibles pour la santé humaine et l’environnement.

Une démarche progressive

Cette interdiction s’inscrit dans un plan plus large pour étendre les Zones à Faibles Émissions. Depuis 2017, les ZFE ont été instaurées pour limiter progressivement l’accès aux véhicules les plus polluants, avec des étapes planifiées jusqu’à 2030. En 2025, le tour des véhicules Crit’Air 3 est venu.

Les villes concernées

Plus de 40 agglomérations françaises de plus de 150 000 habitants seront touchées, parmi lesquelles Paris, Lyon, Marseille, Toulouse ou encore Bordeaux. Chaque commune pourra adapter les modalités précises de mise en œuvre, mais le principe de restriction sera uniforme sur tout le territoire.

Un enjeu environnemental et sanitaire

Cette mesure vise à :

En instaurant cette interdiction, le gouvernement entend marquer une étape décisive dans la lutte contre la pollution atmosphérique et la transition vers une mobilité plus durable. Pour les automobilistes concernés, il est temps de se préparer à ce changement en explorant des alternatives adaptées.

Quels sont les véhicules qui ne pourront plus circuler en 2025 ?

La législation qui entrera en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2025 cible précisément les véhicules classés Crit’Air 3. Cette catégorie englobe les véhicules à moteur les plus anciens encore en circulation et dont les niveaux d’émissions polluantes dépassent les seuils tolérés dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE).

Quels véhicules sont classés Crit’Air 3 ?

vieille golf 1 garée dans une rue (photo en noir et blanc)

La vignette Crit’Air 3 concerne :

  • Les véhicules diesel immatriculés entre le 1ᵉʳ janvier 2006 et le 31 décembre 2010, souvent équipés de normes antipollution moins performantes.
  • Les véhicules essence immatriculés entre le 1ᵉʳ janvier 1997 et le 31 décembre 2005, majoritairement dépourvus de technologies modernes de filtration des émissions.
  • Les deux-roues motorisés immatriculés avant le 1ᵉʳ juillet 2004, également inclus dans cette classification.

Pour connaître précisément la catégorie de votre véhicule, il suffit de vérifier votre certificat d’immatriculation (carte grise) ou de consulter le site officiel Crit’Air.

Pourquoi ces véhicules sont-ils visés ?

Les véhicules Crit’Air 3 sont des contributeurs majeurs aux émissions de particules fines et de dioxyde d’azote (NO₂), qui nuisent gravement à la qualité de l’air dans les zones urbaines denses. Leur retrait progressif de la circulation vise à :

Implications pour les propriétaires

Dès le 1ᵉʳ janvier 2025, les propriétaires de véhicules Crit’Air 3 ne pourront plus circuler dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Les trajets occasionnels comme les déplacements domicile-travail, les courses ou les visites en centre-ville deviendront impossibles sans une alternative.

Si je circule avec un véhicule Crit’air 3 en 2025, quels sont les risques ?

À partir du 1ᵉʳ janvier 2025, la circulation des véhicules classés Crit’Air 3 sera strictement interdite dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Cette interdiction sera accompagnée d’un dispositif de contrôle rigoureux et de sanctions dissuasives pour assurer le respect de cette nouvelle réglementation.

Les sanctions prévues

En cas de non-respect de cette interdiction, les conducteurs s’exposent à des sanctions financières immédiates :

Ces amendes s’appliqueront dès la constatation de l’infraction, qu’elle soit relevée par un contrôle manuel ou automatisé.

Renforcement des contrôles

voitures de police formant un barrage routier

Pour garantir l’efficacité de la mesure, les autorités mettront en place des moyens de contrôle renforcés :

  • Caméras de surveillance automatisées : équipées de systèmes de lecture des plaques d’immatriculation, elles détecteront les véhicules non conformes grâce aux bases de données des vignettes Crit’Air.
  • Contrôles sur le terrain : des opérations ponctuelles menées par les forces de l’ordre viendront compléter la surveillance automatisée.

Les conducteurs surpris en infraction recevront une notification par courrier ou une verbalisation immédiate lors des contrôles physiques.

Les risques à long terme

Au-delà des sanctions financières, rouler avec un véhicule non conforme dans une zone à faibles émissions peut entraîner :

Le message des autorités

Cette politique est avant tout conçue comme un levier incitatif pour encourager les conducteurs à adopter des véhicules plus propres ou à opter pour des solutions de mobilité alternatives. Cependant, pour éviter des sanctions répétées et des désagréments liés aux restrictions, il est primordial de prendre cette échéance au sérieux.

Des dérogations permettront aux véhicules Crit’air 3 de circuler

Dans un souci de protection de la qualité de l’air tout en tenant compte des besoins de mobilité des citoyens, plusieurs métropoles françaises ont mis en place des Zones à Faibles Émissions (ZFE) avec des restrictions de circulation pour certains véhicules jugés trop polluants. Toutefois, afin d’offrir une certaine flexibilité, des dérogations locales permettent, sous conditions, de circuler temporairement malgré ces restrictions.

Des dérogations locales pour s’adapter aux situations spécifiques

Chaque collectivité peut prévoir des assouplissements afin d’accompagner progressivement les usagers dans la transition. Par exemple, la Métropole de Lyon propose plusieurs types de dérogations applicables aux véhicules concernés par les interdictions :

Dans le cas de Lyon, les demandes de dérogation se font en ligne via la plateforme Toodego, mais d’autres métropoles proposent des procédures similaires sur leurs sites dédiés.

Des dérogations permanentes à l’échelle nationale

En complément des mesures locales, l’État prévoit également des exemptions permanentes applicables sur l’ensemble du territoire pour certains types de véhicules :

Une réglementation à suivre selon votre ville

Si vous êtes concerné par les restrictions de la ZFE de votre agglomération, il est essentiel de vous renseigner auprès de votre métropole pour connaître les conditions d’application et les éventuelles dérogations disponibles. Les justificatifs liés aux autorisations doivent être présentés en cas de contrôle et conservés à bord du véhicule.

Comment remplacer son véhicule Crit’air 3 ?

Face à l’interdiction imminente des véhicules Crit’Air 3 dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, les propriétaires concernés doivent envisager des solutions pour continuer à se déplacer. Heureusement, plusieurs alternatives existent pour répondre à cette transition de manière adaptée et efficace.

Remplacer son véhicule par un modèle moins polluant

La solution la plus directe consiste à remplacer son véhicule Crit’Air 3 par un modèle plus respectueux de l’environnement.

Opter pour les transports en commun

Les réseaux de transports en commun dans les grandes agglomérations sont souvent bien développés et constituent une alternative efficace pour éviter les restrictions.

De nombreuses collectivités mettent en place des abonnements attractifs pour encourager leur utilisation.

Adopter les mobilités douces

Pour les trajets courts ou réguliers, les mobilités douces offrent une solution écologique, économique et parfois même plus rapide en milieu urbain.

Recourir à l’autopartage ou au covoiturage

Pour ceux qui ont besoin d’un véhicule de manière ponctuelle, ces solutions permettent de réduire les coûts et les contraintes liées à la possession d’une voiture individuelle.

Exploiter les aides disponibles

Pour encourager la transition, plusieurs dispositifs financiers sont à la disposition des automobilistes :

Face à l’entrée en vigueur imminente de cette législation, il est crucial pour les propriétaires de véhicules Crit’Air 3 d’anticiper et de s’adapter. Des solutions existent pour faciliter cette transition vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement, soutenues par des aides financières incitatives.

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